ROXANE:
Mais du seul roi, l'Amour !
CYRANO:
Ah ! grand Dieu !
CHRISTIAN (s'élancant):
Vous ! Pourquoi ?
ROXANE:
C'était trop long, ce siège !
CHRISTIAN:
Pourquoi ?. . .
ROXANE:
Je te dirai !
CYRANO (qui, au son de sa voix, est resté cloué immobile, sans oser tourner les yeux vers elle):
Dieu ! La regarderai-je ?
DE GUICHE:
Vous ne pouvez rester ici !
ROXANE (gaiement):
Mais si ! mais si !
Voulez-vous m'avancer un tambour ?. . .
(Elle s'assied sur un tambour qu'on avance):
Là, merci !
(Elle rit):
On a tiré sur mon carrosse !
(Fièrement):
Une patrouille !
—Il a l'air d'être fait avec une citrouille,
N'est-ce pas ? comme dans le conte, et les laquais
Avec des rats.
(Envoyant des lèvres un baiser à Christian):
Bonjour !
(Les regardant tous):
Vous n'avez pas l'air gais !
—Savez-vous que c'est loin, Arras ?
(Apercevant Cyrano):
Cousin, charmée !
CYRANO (a'avançant):
Ah çà ! comment ?. . .