LE VICOMTE (exaspéré):
Bouffon !

CYRANO (poussant un cri comme lorsqu'on est saisi d'une crampe):
Ay !. . .

LE VICOMTE (qui remontait, se retournant):
Qu'est-ce encor qu'il dit ?

CYRANO (avec des grimaces de douleur):
Il faut la remuer car elle s'engourdit. . .
—Ce que c'est que de la laisser inoccupée !—
Ay !. . .

LE VICOMTE:
Qu'avez-vous ?

CYRANO:
J'ai des fourmis dans mon épée !

LE VICOMTE (tirant la sienne):
Soit !

CYRANO:
Je vais vous donner un petit coup charmant.

LE VICOMTE (méprisant):
Poète !. . .

CYRANO:
Oui, monsieur, poète ! et tellement,
Qu'en ferraillant je vais—hop !—à l'improvisade,
Vous composer une ballade.