LE BRET:
Mais pourquoi protéger. . .

CYRANO:
Voilà Le Bret qui grogne !

LE BRET:
Cet ivrogne banal ?. . .

CYRANO (frappant sur l'épaule de Lignière):
Parce que cet ivrogne,
Ce tonneau de muscat, ce fût de rossoli,
Fit quelque chose un jour de tout à fait joli:
Au sortir d'une messe ayant, selon le rite,
Vu celle qu'il aimait prendre de l'eau bénite,
Lui que l'eau fait sauver, courut au bénitier,
Se pencha sur sa conque et le but tout entier !. . .

UNE COMÉDIENNE (en costume de soubrette):
Tiens, c'est gentil, cela !

CYRANO:
N'est-ce pas, la soubrette ?

LA COMÉDIENNE (aux autres):
Mais pourquoi sont-ils cent contre un pauvre poète ?

CYRANO:
Marchons !
(Aux officiers):
Et vous, messieurs, en me voyant charger,
Ne me secondez pas, quel que soit le danger !

UNE AUTRE COMÉDIENNE (sautant de la scène):
Oh ! mais, moi, je vais voir !

CYRANO:
Venez !. . .