PREMIER POÈTE:
Nous fûmes retardés par la foule attroupée
A la porte de Nesle !. . .
DEUXIÈME POÈTE:
Ouverts à coups d'épée,
Huit malandrins sanglants illustraient les pavés !
CYRANO (levant une seconde la tête):
Huit ?. . .Tiens, je croyais sept.
(Il reprend sa lettre.)
RAGUENEAU (à Cyrano):
Est-ce que vous savez
Le héros du combat ?
CYRANO (négligemment):
Moi ?. . .Non !
LISE (au mousquetaire):
Et vous ?
LE MOUSQUETAIRE (se frisant la moustache):
Peut-être !
CYRANO (écrivant, à part,—on l'entend murmurer de temps en temps):
Je vous aime. . .
PREMIER POÈTE:
Un seul homme, assurait-on, sut mettre
Toute une bande en fuite !. . .
DEUXIÈME POÈTE:
Oh ! c'etait curieux !
Des piques, des bâtons jonchaient le sol !. . .