CYRANO:
Je tire
Ma lettre si je sens seulement qu'il y a
Le moindre espoir !. . .
(Roxane, masquée, suivie de la duègne, paraît derrière le vitrage. Il ouvre vivement la porte):
Entrez !. . .
(Marchant sur la duègne):
Vous, deux mots, duègna !
LA DUÈGNE:
Quatre.
CYRANO:
Êtes-vous gourmande ?
LA DUÈGNE:
A m'en rendre malade.
CYRANO (prenant vivement des sacs de papier sur le comptoir):
Bon. Voici deux sonnets de monsieur Benserade. . .
LA DUÈGNE (piteuse):
Heu !. . .
CYRANO:
. . .que je vous remplis de darioles.
LA DUÈGNE (changeant de figure):
Hou !
CYRANO:
Aimez-vous le gâteau qu'on nomme petit chou ?
LA DUÈGNE (avec dignité):
Monsieur, j'en fais état, lorsqu'il est à la crème.