ROXANE:
Laissez-moi votre main, voyons, elle a la fièvre.—
Mais moi, j'ai vu trembler les aveux sur sa lèvre.

CYRANO:
Ah !. . .

ROXANE (achevant de lui faire un petit bandage avec son mouchoir):
Et figurez-vous, tenez, que, justement
Oui, mon cousin, il sert dans votre régiment !

CYRANO:
Ah !. . .

ROXANE (riant):
Puisqu'il est cadet dans votre compagnie !

CYRANO:
Ah !. . .

ROXANE:
Il a sur son front de l'esprit, du génie,
Il est fier, noble, jeune, intrépide, beau. . .

CYRANO (se levant tout pâle):
Beau !

ROXANE:
Quoi ? Qu'avez-vous ?

CYRANO:
Moi, rien. . .C'est. . .c'est. . .
(Il montre sa main, avec un sourire):
C'est ce bobo.