ROXANE:
Et jamais il n'aura de duel ?

CYRANO:
C'est juré.

ROXANE:
Oh ! je vous aime bien. Il faut que je m'en aille.
(Elle remet vivement son masque, une dentelle sur son front, et, distraitement):
Mais vous ne m'avez pas raconté la bataille
De cette nuit. Vraiment ce dut être inouï !. . .
—Dites-lui qu'il m'écrive.
(Elle lui envoie un petit baiser de la main):
Oh ! je vous aime !

CYRANO:
Oui, oui.

ROXANE:
Cent hommes contre vous ? Allons, adieu.—Nous sommes
De grands amis !

CYRANO:
Oui, oui.

ROXANE:
Qu'il m'écrive !—Cent hommes !—
Vous me direz plus tard. Maintenant, je ne puis.
Cent hommes ! Quel courage !

CYRANO (la saluant):
Oh ! j'ai fait mieux depuis.
(Elle sort. Cyrano reste immobile, les yeux à terre. Un silence. La porte de droite s'ouvre. Ragueneau passe sa tête.)

Scène 2.VII.

Cyrano, Ragueneau, les poètes, Carbon de Castel-Jaloux, les cadets, la foule, etc., puis De Guiche.