PHOTINE.
J'écoute!…
Rideau.
DEUXIÈME TABLEAU
La Porte de Sichem
Derrière le rideau, avant qu'il s'écarte, tumulte de voix joyeuses, cris bizarres, chants, éclats de rire. Puis on découvre le marché qui se tient à la porte de Sichem.
Grande place, sur laquelle débouchent d'étroites ruelles en pente. Maisons à toits plats. Minces petits escaliers aux murs. A droite, la maison de Photine.
Au fond, la porte de la ville, sorte d'allée voûtée, obscure et profonde, au bout de laquelle luit une échappée sur la campagne et que surmonte la maison du Schoër, gardien de la porte; tourelle d'où ce gardien peut regarder au loin.
Grouillement d'un caravansérail. Haillons éclatants. Innombrables marchands. Étalages. Boutiques. Encombrement de sacs, de couffins et de jarres. Vers le fond, les Anciens sont gravement réunis: c'est à la porte de la ville que se traitent les affaires. Des enfants jouent. Des jeunes gens rient, s'amusent à soulever des pierres lourdes. Des femmes et des jeunes filles regardent les objets à vendre, jacassent.
Pierre et les Disciples sont là pour acheter des vivres, repoussés et raillés par les marchands.—Le Prêtre au fond, mêlé aux Anciens.