SEDLINSKY, se penchant pour regarder sous la table.
La corbeille ?
(Il s’agenouille vivement en voyant des petits bouts de papier sur le tapis, autour de la corbeille.)
Des morceaux ?…
(Il cherche à les réunir.)
C’est peut-être une lettre… De qui ?
(Entraîné par la curiosité professionnelle il est tout à fait sous la table, ramassant, cherchant à lire. A ce moment une porte, à droite, s’ouvre, et le duc entre, suivi de sa maison militaire : général Hartmann, capitaine Foresti, etc. Les laquais se rangent précipitamment. Le duc est en uniforme : l’habit blanc boutonné à collet vert, les pattes d’ours en argent sur les manches, un grand manteau blanc sur les épaules. Bicorne noir au retroussis duquel est piquée une verte feuille de chêne. Sur la poitrine, les deux plaques de Marie-Thérèse et de Saint-Étienne. Se mêlant au ceinturon du sabre, la ceinture de soie, jaune et noire, à gros glands. Bottes.)
SCÈNE II
LE DUC, SEDLINSKY, L’ARCHIDUCHESSE, LE DOCTEUR, FORESTI, DIETRICHSTEIN.
LE DUC, très naturellement, en jetant un coup d’œil sur les deux jambes qui, seules, sortent de sous la table.