A cause de la main rageuse et volontaire

Qui t’arrachait parfois pour te lancer à terre ;

De tous mes cauchemars que dix ans tu peuplas ;

Des saluts que moi-même ai dû te faire, plats ;

Et, quand pour le flatter je cherchais l’épithète,

Des façons dont parfois tu restas sur sa tête !

(Et tous ces souvenirs lui remontant, il continue, dans une explosion de haine clairvoyante.)

Vainqueur, neuf, acclamé, puissant, je t’ai haï,

Et je te hais encor vaincu, vieux et trahi !

Je te hais pour cette ombre altière et péremptoire