De plus, raison de plus pour moi d’être fidèle !…

(Marie-Louise gagne la sortie de droite, quittant la fête avec Bombelles. Et le duc reste là, transformé, redressé, frémissant d’indignation et d’énergie,— sauvé comme il vient de le dire. Ce n’est plus, ainsi que tout à l’heure, l’être d’ennui et de volupté, le blondin d’une grâce perverse ; c’est, de nouveau, le jeune homme ardent et douloureux. A ce moment reparaît Metternich, achevant sa conversation avec Sedlinsky.)

SCÈNE VIII

LE DUC ; METTERNICH et SEDLINSKY, un instant ; puis FANNY ELSSLER.

METTERNICH, concluant d’un ton satisfait, à Sedlinsky.

Oui, j’ai brisé l’orgueil de cet enfant rebelle !

(Mais il pousse un cri en apercevant, debout devant lui, le prince qu’il a laissé, la nuit dernière, gisant au pied d’un miroir.)

Hein ? — Vous ici !

(Et comme le prince, en bondissant sur Bombelles, a laissé glisser son manteau, Metternich ajoute, choqué de le voir en colonel autrichien dans cette fête masquée.)

Dans cet uniforme ?… Comment ?