(Les princes et les princesses, avec mille précautions pour n’être pas entendus, se placent sur plusieurs rangs, tournés vers cette porte fermée derrière laquelle on entend, de temps en temps, une sonnette. Marie-Louise est au premier rang. Il y a des archiducs très âgés et des archiducs enfants ; et des adolescents qui sont blonds du même blond que le duc. Dans l’ombre de la porte ouverte, on voit briller des uniformes. Metternich, en grand costume, se met au dernier rang de la Famille Impériale.)
LE GÉNÉRAL HARTMANN, voyant que tout le monde s’est immobilisé, reprend d’une voix basse et solennelle.
Lorsque, les yeux fermés et l’âme anéantie,
Le duc se penchera pour recevoir l’hostie…
UNE PRINCESSE, aux enfants qu’on a fait mettre devant.
Chut !… Silence !…
LE GÉNÉRAL HARTMANN.
Pendant cette minute où rien
Ne peut faire tourner la tête d’un chrétien,
J’ouvrirai doucement la porte. Une seconde