Ah ! c’est en vain qu’un bois, pour abriter les dieux,

Veut contre le réel être un beau coin qui boude,

Quand la route en passant lui donne un coup de coude !

« Fuyez ! » murmure aux dieux tout le bois s’attristant.

Mais les dieux veulent rire encore ; en un instant,

Chacun attrape ce qu’il peut : Hébé, l’espiègle,

Les coupes d’or ; Junon, le paon ; Jupiter, l’aigle ;

Mercure, sa tortue ; Apollon, son lézard ;

Et, vite, dans le bois, en riant au hasard,

Tous ils vont se cacher !