Qu’un berger qui d’une herbe expurge son courtil ;
Et, tandis qu’il le tord d’une main et l’arrache,
De l’autre, l’émondant ainsi que d’une hache,
Il fait de l’arbre un mât, plus calme, dirait-on,
Qu’un pâtre qui se fait d’une branche un bâton.
Puis, maniant comme un gymnaste cette perche
Et l’enfonçant au cœur du nuage qu’il cherche,
Il saisit, tire, allonge un des flocons qui pend,
Et, de ce filament terrible enveloppant
Son poignet qui devient le fuseau de l’orage,