Je marchais, ébloui toujours par la magie

De mon rêve, mes yeux de fou perdus au ciel!

Je ne souffrais de rien. J'étais même sans fiel

Pour ceux qui me raillaient. J'étais le doux bohème

Inoffensif; j'allais, en penaillons, tout blême,

Et nourri seulement des viandes de l'esprit;

Sans me mettre en souci du vulgaire qui rit,

J'allais, gonflant toujours quelque nouvelle bulle!

J'étais l'extravagant heureux qui noctambule,

Qui trouve, pour dormir, un banc délicieux,