Je l'accompagnai seul jusqu'à son cimetière,

Puis, ayant vu glisser le cercueil dans le trou,

Je marchai devant moi, longtemps, sans savoir où.

Et je songeais: «Jamais je ne serai poète!

Car je n'ai pas le cœur assez brave, et ma tête

S'égarerait à tant souffrir. Je ne veux pas

Traîner cette existence affreuse, à chaque pas

Me blesser aux cailloux aiguisés de la route.

L'Art, oh! l'Art m'attirait et me grisait, sans doute!

Mais je veux travailler à faire mon bonheur.