En jouant un vieil air lentement s'achemine
Le tambourineur, beau comme un pâtre latin.
Sous les pins parasols d'où pleuvent les aiguilles
Qui rendent les sentiers glissants, il fait des trilles
Sur le fin gaboulet, comme un merle siffleur.
Sa longue caisse aux flots de rubans verts ballante,
Il s'en va pour donner une aubade galante
A la belle qui l'a choisi pour cajoleur.
Il souffle dans son fifre un air très gai de danse,
Pendant qu'il frappe avec la baguette, en cadence,