Les Musardises, Édition nouvelle, 1887-1893,poésies350
Les Romanesques, comédie en 3 actes, en vers,43e mille350
La Princesse Lointaine, pièce en 4 actes,en vers, 44e mille2»
La Samaritaine, évangile en 3 tableaux, en vers,42e mille350
Cyrano de Bergerac, comédie héroïque en 5 actes,en vers, 376e mille350
Pour la Grèce, poésie.Épuisé.
L'Aiglon, drame en 6 actes, en vers, 271e mille350
Un Soir à Hernani, poésie1»
Discours de réception à l'Académie Française1»
Chantecler, pièce en 4 actes, en vers, 150e mille350

IL A ÉTÉ TIRÉ

Cent exemplaires numérotés sur papier du Japon

AU LECTEUR

MUSARDISE. s. f. Action de celui qui musarde.

MUSARDER, v. n. Perdre son temps à des riens.

C'est là ce que tu trouveras dans le dictionnaire, Ami Lecteur. Et là-dessus tu n'auras pas grande estime pour un volume de vers qui s'appelle «les Musardises», c'est-à-dire les bagatelles, les enfantillages, les riens.

Mais pour peu que tu sois un lettré ayant connaissance des mots de ta langue et de leur sens exact, ce titre ne sera pas pour te déplaire. Même il t'apparaîtra comme seyant bien à un recueil de poétiques essais.

Tu sauras que «musardise»—«musardie», comme on disait au vieux temps,—signifie rêvasserie douce, chère flânerie, paresseuse délectation à contempler un objet ou une idée: car l'esprit musarde autant que les yeux, si ce n'est plus.

Tu sauras que, suivant certaines étymologies, «musarder» veut dire avoir le museau en l'air: ce qui est bien le fait du poète; lequel, comme on sait, regarde tellement là-haut que souvent il trébuche et se jette dans des trous.