«Les pourpres du couchant sont dans les branches d'arbre!»

Les branches n'étaient plus, ô pourpres, qu'un fagot,

Et vous faisiez mentir l'alexandrin de marbre!

Alors, près de mourir, lorsque le dernier bois

Jeta la dernière ombre au bord d'une prairie,

Nous comprîmes soudain, pour la première fois,

Que nous avions vécu dans une librairie;

Que les arbres d'avril et que les fleurs de mai

Avaient en vain passé devant nos âmes closes;

Car nous n'avions rien vu, rien connu, rien aimé,