Les sentiers sont des ruisseaux d'ombre,
Les ruisseaux des sentiers d'argent!
A travers d'obliques ondées,
L'Aurore, dans un bleu frisson,
Voit les collines accoudées
Comme des nymphes qu'elles sont!
Sur leurs épaules incarnates
Des torrents glissent, éperdus!
Et ces éblouissantes nattes
Sont faites de ruisseaux tordus!