J'ai, de mes verts espoirs, fait un grand tas doré,

Un tas de foin… de foin… sur lequel, à ma guise,

J'écoute, d'une oreille artiste et qui s'aiguise,

Des bruits ténus que nul ne percevrait que moi;

Sur lequel—d'autant plus méritoire, ma foi,

Que moi-même, et tout seul, j'ai dû faucher mon herbe,—

Je goûte le repos confortable et superbe.»

Je me félicitais ainsi, quand, tout d'un coup,

Je me sentis piqué vivement dans le cou.

Et, furtive d'abord, insaisissable, obscure,