«Fredonnant le vieil air des Rois de Pampelune,
Buvant le lait de chèvre et le rayon de lune
Au creux de l'âme et de la main,
Dormant contre la meule où l'on plante une perche,
J'erre, j'erre, Seigneur, dans ces monts où je cherche
Un passage, un col, un chemin!
«Je voudrais les franchir. Car la brise m'apporte
Je ne sais quelle odeur de conscience morte
Que n'aimerait pas Amadis.
Moi qui ne vieillis pas, je sens vieillir l'Europe.