—Dans ce matin de la bataille
Où vont se ruer mes vingt ans,
Je pense à vous, ô pauvres hères!
A vous dont peut-être, ce soir,
Je partagerai les misères,
Parmi lesquels j'irai m'asseoir;
Et très longuement j'envisage,
Pour bien voir si j'ai le cœur fort,
Pour m'assurer de mon courage,
La tristesse de votre sort.