Et j'aimais les sentiers même où l'on a des peurs
Quand les bras sarmenteux des arbustes grimpeurs
Viennent en s'étirant vous accrocher la manche,
Où l'on se croit suivi soudain quand une branche
Vous fait, malicieuse, un brusque frôlement,
Et vient vous chatouiller dans le cou, drôlement!
J'aimais cette forêt.
Bien souvent le poète
S'éprend ainsi, se met une folie en tête
Dont il souffre beaucoup, mais qui dure fort peu