Fig. 221.—Halle et beffroi de Bruges (Belgique).
1248, sont également des villes neuves ou des bastides[86].
Fig. 222.—Hôtel de ville de Bruges (Belgique).
«L’ère des bastides méridionales, ouverte en 1222 par la fondation de Cordes-Albigeois, fut close en 1344 par une protestation des Capitouls de Toulouse, sur laquelle le roi interdit désormais toute création nouvelle. Il existe encore en Guyenne, en Gascogne, en Languedoc et dans les pays circonvoisins, au moins deux cents bastides dont plusieurs, n’ayant pas prospéré, sont restées de petits villages; sur certains points elles étaient trop rapprochées les unes des autres pour ne pas se porter un préjudice mutuel[87].»
L’architecture civile était arrivée au XVᵉ siècle à une prospérité si grande que, par un effet de réaction qu’il est intéressant de noter, tout au moins, elle apporta des modifications à l’architecture religieuse, d’où elle était sortie, en lui transmettant certaines formes comme l’arc en accolade ou en anse de panier, adoptées dès la fin du XVᵉ siècle et pendant le siècle suivant qui fut, du reste, l’apogée de l’architecture civile.
Les communes du Midi conservèrent leurs franchises jusqu’au XVIᵉ siècle, l’époque néfaste des guerres de religion qui causèrent la destruction d’un grand nombre d’édifices de toute nature.
La maison commune de Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne) est peut-être la seule qui fut épargnée et elle nous est restée comme un exemple, à peu près intact, sauf le sommet du beffroi, des dispositions prises par les architectes au XIIIᵉ siècle, date probable de cet édifice municipal (fig. [200]).
La petite ville de Saint-Antonin, qui avait obtenu sa charte communale dès 1136, eut beaucoup à souffrir de sa fidélité au comte de Toulouse, Raymond VI, et,