Fig. 233.—Archevêché d’Albi.—Plan.

de la Cité, comprenait des bâtiments construits depuis saint Louis jusqu’à Philippe le Bel et, à partir de l’époque de Charles V, il fut affecté spécialement au service de la justice.

Il paraît ne rester actuellement des constructions de saint Louis que la Sainte-Chapelle, les deux grosses tours et la courtine qui les relie, sur le quai de l’Horloge, ainsi que la tour carrée à l’angle du quai.

Parmi les palais des seigneurs on peut citer celui de Troyes, construit par les comtes de Champagne, et qu’ils habitèrent jusqu’au XIIIᵉ siècle, époque à laquelle ils établirent à Provins leur demeure seigneuriale; le palais des comtes de Poitiers, à Poitiers, était un des plus remarquables; il fut brûlé par les Anglais, en 1346, puis réparé ou rebâti à la fin du XIVᵉ siècle par le frère du roi Charles V, le duc Jean de Berry, qui fit

Fig. 234.—Archevêché d’Albi.—Vue d’ensemble.

élever, entre autres ouvrages, la curieuse cheminée de la grande salle, qui sert aujourd’hui de promenoir, ou de salle des pas perdus, au Palais de Justice.

Les palais des évêques ont un caractère différent. Ils étaient le plus souvent à côté des cathédrales avec lesquelles ils communiquaient et ils s’élevaient au nord ou au sud, selon les dispositions locales. Le signe caractéristique du pouvoir épiscopal qui était tout à la fois religieux et civil, tout au moins dans les premiers siècles du moyen âge, c’est la grande salle qui devint plus tard l’officialité et la salle synodale. L’évêché de Paris, reconstruit vers 1160, par Maurice de Sully, conservait ce caractère particulier qui est encore plus accusé à Sens, par une salle magnifique dépendant de l’évêché et dite salle synodale.

Les habitations des chanoines étaient placées également