Fig. 54.—Cathédrale du Mans.—Arcs-boutants de l’abside.
présentent que des particularités de détails variant selon l’habileté des constructeurs.
Indépendamment de sa remarquable statuaire[16], Chartres doit retenir l’attention par des arrangements ingénieux, comme ceux de la rose du transsept nord et surtout par l’appareil des arcs-boutants; ils sont composés de deux arcs superposés, étrésillonnés par des rayons figurés par des colonnettes surmontées d’arcatures appareillées et clavées normalement à la courbe. Au Mans, le chœur présente
Fig. 55.—Cathédrale du Mans.—Coupe sur le chœur.
une disposition d’autant plus remarquable qu’elle est plus rare—peut-être unique en son genre. Les arcs-boutants affectent en plan la forme d’un Y, afin de pouvoir ménager dans l’enceinte extérieure des fenêtres éclairant, en A, le vaste déambulatoire circulaire prenant au Mans une importance considérable, parce qu’il entoure le chœur d’un double bas côté.
Les arcs-boutants qui s’élèvent au-dessus des arcs-doubleaux, bifurqués en B, sont d’une section trop réduite; très élevés, trop faibles et menaçant de se voiler, il a fallu les relier par des tirants et des chaînages en fer. Ces expédients semblent être la critique permanente du système ingénieux, mais trop fragile adopté par les architectes du chœur de la cathédrale du Mans.
L’influence de l’Ile-de-France s’est fait sentir en Normandie, dans les cathédrales du XIIIᵉ siècle, par les dispositions
Fig. 56.—Cathédrale de Coutances.