Les constructeurs anglais s’assimilèrent les principes de construction des architectes de l’Anjou et de l’Ile-de-France et, dans les nombreuses cathédrales qu’ils élevèrent du XIIᵉ siècle à la fin du XVᵉ, on retrouve aisément, au milieu des transformations ou des adaptations suivant les usages et les idées propres des artistes britanniques, les caractères originaux qui distinguent l’art français.
Cette influence est visible dans les cathédrales d’York, d’Ely, de Wille, de Salisbury, de Cantorbery, construite sur les plans d’un architecte ou maître maçon: Guillaume de Sens; dans celle de Lichfield, dont les flèches de la façade rappellent celles de Coutances, en Normandie, et principalement dans la cathédrale de Lincoln.
Fig. 60.—Cathédrale de Lincoln (Angleterre).—Plan.
Elle est une des plus belles de l’Angleterre et l’une de celles qui montre le mieux la filiation certaine et continue entre les édifices élevés en France et en
Fig. 61.—Cathédrale de Lincoln (Angleterre).—Façade occidentale.
Angleterre pendant la période dite gothique, peut-être
Fig. 62.—Cathédrale de Lincoln (Angleterre).—Transsept.