Les églises bâties à l’exemple de Saint-Front se modifient encore à la seconde génération; le plan revient à la forme de croix latine par l’addition au transsept de deux bras voûtés en berceau.

Les dispositions intérieures se perfectionnent et marquent davantage encore les progrès que nous avons indiqués dans l’église de Cahors. On sent la préoccupation constante des constructeurs romans, cherchant à diminuer les énormes masses des églises à coupoles primitives, par une répartition plus pondérée et mieux entendue des poussées et des résistances, et en accusant ces points principaux par des contreforts qui commencent à saillir sur les faces extérieures de l’édifice. On voit même l’art des architectes s’exercer dans la décoration des points d’appui et l’allégement des arcs-doubleaux à l’intérieur. Mais la forme extérieure perd à cette époque son caractère si particulièrement original parce que les coupoles ne s’accusent plus au dehors; elles sont alors couvertes par le comble banal à deux

FIG. 167.

CATHÉDRALE D’ANGOULÊME. (Plan.)

rampants, et rien ne les distingue plus extérieurement des autres églises romanes à nef unique. Les églises de Brassac (Dordogne), de Sablonceaux (Charente-Inférieure) ont été élevées, ou reconstruites dans ces conditions,

FIG. 168.—CATHÉDRALE D’ANGOULÊME.

(Coupe longitudinale, fragment.)