L’influence est visible, car on retrouve dans les grands édifices élevés à Rome, en Orient et en Italie du IVᵉ au XIᵉ siècle, non seulement les détails des profils et de la décoration, mais encore la tradition monumentale adoptée et suivie par les Romains, surtout en ce qui concerne le parti architectural des grands arcs,

FIG. 10.—THERMES D’ANTONIN CARACALLA, A ROME.—LE TEPIDARIUM.

(D’après la restauration de Viollet-le-Duc.)

subdivisés par des colonnes ou des arcades. Il en est de même pour les moyens de bâtir, consistant dans la construction des points d’appui et des murs en matériaux grossiers, revêtus ensuite de matériaux purement décoratifs.

CHAPITRE IV

LE PANTHÉON DE ROME ET LE PALAIS DE SARVISTAN (PERSE).

Avant de reprendre l’ordre chronologique, qui facilite si bien l’étude des grandes époques de l’histoire de l’architecture, il est utile de retourner en arrière afin d’analyser une des plus belles œuvres des architectes romains: le Panthéon de Rome, qui doit être considéré comme le plus parfait des temples ronds.

Cette analyse éclairera la recherche des imitations qu’en ont faites, dans la suite des siècles, les constructeurs d’Orient et d’Occident. Elle permettra de comprendre les transformations qu’ils ont fait subir à ce type admirable pour arriver, après bien des tâtonnements, à la coupole parfaite, point de départ d’un système de voûtement dont l’application a produit au moyen âge de si grands et de si beaux ouvrages d’art.