FIG. 41.—ÉGLISE DE BAQOUZA (SYRIE CENTRALE). (Coupe longitudinale.)
Le chevet, avec ses plans fermement accusés et son magnifique appareil, est d’un sentiment tout antique.
Les dessins (fig. [41] et [42]) supposent l’édifice reconstitué avec la plus scrupuleuse exactitude d’après les débris existant tout entiers.
La nef est formée par deux rangées de colonnes, de
FIG. 42.—ÉGLISE DE BAQOUZA (SYRIE CENTRALE). (Abside.)
proportions antiques, portant des arcs plein cintre, non extradossés et sans aucun ornement mouluré; au-dessus des arcs, une rangée de fenêtres, dont les trumeaux sont faits d’une assise et dont la partie cintrée est évidée dans un monolithe, éclaire l’intérieur de la basilique. Une charpente apparente, comprise entre les deux pignons, couvre la nef ainsi que les bas côtés.
Devant les portes latérales sont disposés des porches formés d’une petite voûte en pierre dont les sommiers sont supportés par des colonnes isolées et des corbeaux ou demi-colonnes engagés dans les murs de l’édifice. L’abside, voûtée en quart de sphère appareillée et couverte en pierre, s’ouvre dans le mur du fond à un niveau supérieur au sol de la nef.
La façade occidentale est précédée d’un portique qui n’a pas été indiqué dans la coupe ([fig. 41]), en raison de l’incertitude que l’état des ruines laisse sur son élévation.