FIG. 55.—ÉGLISE LATINE DE SAINT-FRONT, A PÉRIGUEUX. (Plan.)
La nef principale de l’église latine était couverte par une charpente lambrissée; il n’existe, du reste, aucune trace de la voûte de la nef sur le parement intérieur de la façade dont nous venons de parler.
Les bas côtés étaient voûtés; chaque travée était couverte d’un berceau perpendiculaire à la nef, disposition curieuse à cette époque autant que rare, mais qu’on retrouve plus tard (notamment à Saint-Savin).
Suivant certains auteurs, le clocher serait contemporain de la grande basilique et, selon d’autres, sa construction serait antérieure au XIᵉ siècle; mais ce qui paraît certain, c’est qu’il aurait été élevé par l’évêque Frotaire sur deux travées de l’église latine et au-dessus de la sépulture de Saint-Front.
Le porche antérieur, dont on voit les traces en avant de la façade occidentale, est peut-être un des plus anciens; une large arcade plein cintre en formait l’entrée. Il reste encore quelques fragments de sa décoration primitive qui attestent leur origine romaine.
FIG. 56.—BASILIQUE DE SAINTE-AGNÈS-HORS-LES-MURS, A ROME. (Plan.)
Le dessin de la figure [54] est tiré du projet de restauration de l’église latine et montre deux des cinq travées de la nef. Ce dessin fait partie des belles et savantes études faites sur Saint-Front par feu Bruyerre, architecte de grand talent, mort en février, 1887, avant d’avoir achevé la restauration du clocher, qu’il a préparée par des recherches archéologiques des plus intéressantes pour l’histoire de ce superbe monument.
La basilique de Sainte-Agnès-hors-les-Murs, bâtie dans les premières années du VIIᵉ siècle, présente un caractère particulier par les détails de sa construction et par la disposition des bas côtés, qui sont pourvus de galeries superposées ouvrant sur la nef principale par deux étages d’arcades; la galerie haute formant tribune règne au-dessus du porche de la façade