FIG. 59.—BASILIQUE DE SAINT-CLÉMENT, A ROME. (Coupe longitudinale.)
Elle fut érigée, suivant les auteurs anciens, sur l’emplacement de la maison de saint Clément, l’un des successeurs immédiats de saint Pierre. Elle existait déjà au commencement du Vᵉ siècle puisque, en 417, le pontife Zozyme y condamna l’hérétique Célestius, disciple de Pélage.
Le plan de la basilique est un parallélogramme divisé en trois nefs par deux lignes de colonnes d’ordre ionique, dont les fûts sont lisses, et reliées entre elles par des arcades ornées d’archivoltes; au-dessus s’ouvrent les fenêtres éclairant l’édifice dont
FIG. 60.—BASILIQUE DE SAINT-CLÉMENT, A ROME.
(Vue perspective intérieure.)
la nef était couverte par une charpente apparente.
Au fond, à l’est, s’ouvre l’hémicycle ou abside couronnée d’une voûte en quart de sphère: un banc contourne l’abside et au milieu, derrière l’autel, s’élève le siège de l’évêque ou de l’officiant. En avant se trouve l’autel érigé sur une crypte—martyrium—contenant les reliques de saint Clément, patron de l’église, et de saint Ignace, évêque d’Antioche.
A l’extrémité des bas côtés deux absidioles avaient été ménagées—avant la construction des chapelles—et formaient avec l’autel majeur une basilique à trois membres (chapitre V, première partie).