(Détails d’une arcade de la galerie haute.)

des escaliers s’ouvrant dans le vestibule du temple et desservant les galeries hautes, éclairées par des fenêtres percées dans le mur extérieur.

L’extérieur de Saint-Vital n’offre plus grand intérêt parce qu’il a été dénaturé par de nombreuses réparations et par l’adjonction du porche moderne placé maladroitement en biais.

A l’intérieur, le principe des églises à coupole est développé avec une puissance de moyens, aussi originaux par la composition et les détails de l’architecture que par la somptuosité de sa décoration appliquée.

Chacune des faces de l’octogone central, soutenu par huit piliers robustes qui portent sur leurs reins la grande coupole, est percée d’une grande arcade. Ces arcades forment sur sept de leurs pans des niches qui viennent se fermer en quart de sphère derrière les grands arcs et qui sont ajourées par deux étages d’arcatures éclairant les galeries hautes et basses. Le huitième pan de l’octogone à l’est s’ouvre dans toute la hauteur de l’arcade afin de laisser voir l’abside et l’autel.

Au-dessus de ces grandes arcades s’élève la coupole hémisphérique, dont la base circulaire se lie à l’octogone par une série de petits pendentifs.—Cette disposition rappelle les moyens employés en 515 par les constructeurs du baptistère de Saint-Georges d’Ezra, dans la Syrie centrale ([fig. 39]). A la base de la coupole, huit grandes baies géminées, à la manière byzantine, éclairent la partie haute de la nef centrale.

Les détails de la construction attestent la continuité de l’influence romaine; la coupole est construite en poteries noyées dans un mortier très solide, à l’exemple du temple de Minerva medica et du cirque de Maxence. A Saint-Vital, la base de la coupole est bâtie en poteries ayant la forme des amphores antiques, emboîtées les unes dans les autres et posées verticalement; la calotte est faite de même, mais avec des amphores plus petites reliées par du mortier; ces poteries forment une spirale continue, d’une grande légèreté et d’une solidité à toute épreuve.

Les détails de l’architecture et de la sculpture sont également romains, mais interprétés avec une grande rudesse, appréciable surtout dans la sculpture des chapiteaux de forme orientale supportant les arcatures des grandes niches. Cette sculpture est grossière, et le rudiment d’entablement romain qui surmonte ces chapiteaux alourdit inutilement la retombée des arcatures.

FIG. 68.—ÉGLISE DE SAINT-VITAL, A RAVENNE.