citée comme l’une des premières qui furent élevées dans la Gaule chrétienne... Ce petit sanctuaire se compose d’une nef recouverte d’une voûte plein cintre, terminée par une abside...; une petite coupole à base circulaire et de forme conique surmonte l’espace compris entre la nef, l’abside et les absidioles[51]...»

Suivant Viollet-le-Duc il n’existerait pas en Occident une coupole plus ancienne que celle de la chapelle de la Trinité, qui paraît remonter au VIIᵉ siècle ou au VIIIᵉ siècle. «Et cet exemple, qui probablement n’était pas le seul, indiquerait que les architectes de ce temps étaient préoccupés de l’idée d’élever des coupoles sur pendentifs; car, à coup sûr, il était vingt procédés plus simples pour voûter la travée principale de cette chapelle, sans qu’il y eût nécessité de recourir à ce moyen. Il y avait là évidemment l’idée d’imiter ces constructions byzantines qui alors passaient pour les chefs-d’œuvre de l’art de l’architecture[52]

FIG. 97. CHAPELLE DE SAINT-GERMAIN A QUERQUEVILLE (PRÈS DE CHERBOURG). (Plan.)

La chapelle de Saint-Germain à Querqueville, près de Cherbourg, qui aurait été construite vers la fin du XIᵉ siècle, pourrait bien avoir été également une église rurale; sa forme actuelle rappelle celles de Sainte-Croix de Munster et même de la Trinité; cependant la nef est moderne et les amorces existant encore à sa jonction avec la construction ancienne sembleraient indiquer que le quatrième côté était semi-circulaire comme les trois autres et que la chapelle présentait originellement la forme d’un quatre-feuilles.

Le nom du pays, qui par son orthographe rappelle une origine septentrionale, s’écrivait autrefois Kerkeville ou Kerkenville et semblerait indiquer que ce petit édifice était une église rurale.

FIG. 98.—CHAPELLE DE SAINT-GERMAIN, A QUERQUEVILLE (PRÈS DE CHERBOURG). (Coupe transversale.)

FIG. 99. CHAPELLE SAINTE-CROIX DE MONTMAJOUR (PRÈS D’ARLES). (Coupe longitudinale.)