BASILIQUE CIVILE.

(Plan.)

Vitruve parle des chalcidiques élevés aux extrémités de la basilique et qui étaient à son sens de vastes portiques; selon quelques auteurs anciens, le mot chalcidique désignait une salle haute et spacieuse, formant, en avant de l’hémicycle, une nef transversale à l’extrémité des avenues ou des nefs longitudinales et donnant au plan intérieur du monument la figure d’un T. Suivant Quatremère de Quincy, on pourrait voir, dans le sens donné aux chalcidiques, le rudiment du transsept qui a pris une place si importante dans les églises du moyen âge.

L’intérieur était généralement divisé en trois parties par deux rangées de colonnes ou d’arcades; celle du milieu plus large et plus haute que les deux autres.

Ces trois avenues parallèles aboutissaient à une enceinte transversale—trans septum—protégée par un mur bas ou par une balustrade; cette place était réservée aux jurisconsultes, aux avocats et aux greffiers. En face de l’avenue centrale et au delà du transsept, un hémicycle s’ouvrait dans le mur du fond; il était couvert

FIG. 3.—BASILIQUE CIVILE. (Coupe transversale.)

par une voûte en quart de sphère. L’arcade qui en formait l’entrée s’appelait absis; d’où est venu abside, que nous retrouverons plus tard.

C’est dans l’hémicycle, ou abside, qu’étaient placés le siège du juge—tribuna—et ceux de ses assesseurs. A droite et à gauche, s’élevaient souvent deux absides secondaires, ou de petites salles, destinées à contenir les archives ou divers services accessoires.

La coupe transversale d’une basilique profane nous montre l’économie de sa construction.