— Eh bien… Eh bien… Vous êtes très jeune ; quel âge avez-vous ?

Il l’assura en riant qu’il était, sinon majeur, du moins émancipé, et libre de lui-même.

— Et vous voudriez bien, reprit-elle, avoir une maîtresse.

La réponse le décontenança ; il insista, ne voyant pas autre chose à faire. Alors commencèrent d’interminables et assez obscures explications. On confessa qu’on avait un amant ; on voulut bien faire entendre qu’il n’était pas aimé. Il était en voyage ; il revenait le lendemain soir ; des ménagements étaient nécessaires ; on pouvait le quitter toutefois ; mais… mais… Ces mais durèrent encore un petit quart d’heure, après quoi il fut convenu que Marcelin partirait seul et qu’on le rejoindrait à Paris.

Elle allait et venait dans la chambre. Il l’arrêta et la prit par la taille ; il l’embrassa.

A ce moment, ils entendirent des pas dans le couloir ; on frappa à la porte ; ils restèrent stupéfaits.

— Qui est là ? demanda Hélène.

— Le portier.

— Que voulez-vous ?

— Je voudrais parler à madame.