— Merci ! on vous reverra ?
Planté au milieu du chemin, celui-ci ne répondit pas. Il la regarda prendre le bras de M. Lethois, se diriger avec celui-ci vers le raccourci qui menait au terme du voyage. Quand elle fut sur le point de disparaître seulement, il eut un rire béat et jeta dans l’air un baiser.
Au même instant, et pressentant peut-être cette caresse lointaine, Thérèse Wimereux disait :
— En vérité, il me semble que la nature s’est mise en fête pour m’accueillir ce soir : voyez si tout est beau !
Près de la croix, Jude Servin qui n’avait pas bougé examinait aussi l’inconnue qui s’éloignait et se demandait :
« Quelle femme peut bien être la fille d’un Wimereux ? »
Comme s’il importe de savoir d’où vient la destinée et même où elle nous mène !
V
— Voyez si tout est beau !
En effet, de partout, des maïs échevelés, des collines molles, de la plaine bleue, un parfum de joie montait.