— Non : pas même du roman. J’estime qu’en tout temps, la santé de l’âme commande au corps. Je suis certain que, dans le cas présent, c’est l’âme qui, frappée, entraîne le reste.

— Il faudrait aussi être certain qu’il y a une âme, dit encore Pontillac.

— Ah ! ne jouons pas sur les mots ; vous savez aussi bien que moi que chacun fait deux parts de ses actes : l’une livrée au public, l’autre soigneusement célée. Mettez que ce qu’on ne voit pas soit l’âme et tablons sur ce domaine.

Un sourire aigu crispa la bouche de Pontillac.

— Très simple, mais peu solide… Pour ma part, je me flatte de tout voir et même de le bien voir.

On entendit Thérèse qui interrompait, lointaine :

— La vraie vie est secrète.

Pontillac se retourna vivement :

— Croyez-vous ?

Ses yeux riaient méchamment. Ce fut Marc qui répliqua :