Le Pêcheur se tordit les mains :

— Voyons ! s’il est nécessaire que je démusèle pour être renseigné, ça a beau n’être pas propre, tant pis ! Oui, c’est vrai, M. Lethois avait des fourmis et des tas d’écritures, et des cahiers avec des signes en couleurs : paraît que ça vaut des mille et des mille… il me l’a dit ! Là ! êtes-vous content ? Alors à vous de trinquer… Où est-elle allée ?… Vous ne savez toujours pas ? C’est bien sûr ?… Charogne !… Vous devez bien avoir un soupçon, une idée !…

Il s’affolait.

— Je suppose, en effet…

— Vous voyez bien !

— Quand elle sortit, elle se dirigeait vers l’usine.

— Et vous croyez ?

— Qu’elle allait le retrouver : oui, je le crois.

Il y eut un silence effrayant. Bien que Marc n’eût pas nommé Servin, le Pêcheur n’avait pas hésité.

Puis Marc, stupéfait, le vit regagner le palier, disparaître. Un instant, ses souliers frappèrent le bois des marches à gros coups sourds. Ensuite une serrure grinça, les murs tremblèrent… C’était la porte d’entrée qui se fermait à la volée : le Pêcheur venait de s’éloigner à tout jamais de ce lieu maudit où pour la première fois la vérité complète l’avait anéanti !