CANAILLES CHRÉTIENNES, IX, 221. «Je crois qu'il se contentera d'aller en Paradis et qu'il ne quittera pas ces canailles chrétiennes.»
Ce terme désignait, avec un sens un peu moins méprisant que de nos jours, le bas peuple. Mot attribué à l'orgueilleux évêque de Noyon, Clermont-Tonnerre, dans un de ses sermons.
CARÊME PRENANT, VI, 307. «Je vous trouve heureuse d'être délivrée de Carême prenant.»—Carnaval, masque du mardi-gras.
C'est à la fois le moment où le carême prend et l'homme déguisé, appelé, quelquefois aussi, carnaval. (Voir Molière: Le Bourgeois gentilhomme, III, 3.)
CASE, V, 186. «La case de Brancas.»—Maison, famille, petite habitation.
CHACUNIÈRE, III, 316. «Les filles s'en vont, chacune à sa chacunière.»—Demeure particulière, logis.
CHAIR (être à la), X, 118. «Quand vos petits garçons seront à la chair.»—Formés et en état d'agir, comme l'oiseau du fauconnier.
CHAMAILLIS, Lettres inédites, II, 258. «Vous devriez être en repos de ce premier chamaillis.»—Combat en champ clos, puis querelle où l'on se chamaille. (Cf. Saint-Simon, VIII, 233.)
Bruit produit par des gens qui chamaillent, qui se battent. Ce mot n'était plus en usage déjà au temps de Furetière. Chamailler signifiait se battre contre un ennemi armé de toutes pièces, frapper réciproquement sur les armes les uns des autres. Selon Le Héricher (Les Etymologies difficiles) ce terme aurait pour origine cha, préfixe péjoratif, et mailler, battre à coup de maillet. Littré enseigne que l'expression vient de Camail, armure de tête. D'après Hatzfeld, l'étymologie serait un mot du latin populaire clamaculare, crier, clamare, en bonne latinité.
CHANDELLE DES ROIS, II, 268. «Bariolé comme la Chandelle des Rois.»