—Je me soucie autant de la Fête-Dieu que de la Fête-Diable! repartit le neveu d'Ourosch. Sache que je te fais la figue, et à tous ceux de Sabioneira.
—Arrière, crapaud venimeux! exclama Giano. Crache ton poison hors de ma vue. Tu veux donc que je te tire du sang?
—Toi, me tirer du sang, allons donc! Va plutôt prier une de ces femmes de te cacher sous sa modrina!
—Messer Giano, dit Ianoula...
—Paix, paix! ne crains rien, mon bijou... Et toi, fais pénitence au couvent de la tienne, avant d'aller chercher un autre monde, car, coûte que coûte, en celui-ci, je te crèverai la carcasse.
—Prends plutôt garde, dit Marco, que je ne te foule la tripe, que je ne joue sur ton ventre du tambourin.
—Laisse ton poignard! reprit Giano... Je jure Dieu que, si tu le touches, je te marquerai à la croix... Pardieu! si tu avances d'un pas, on peut aller querir le pope de Sgombro pour ton âme!
—Je te casserai la mâchoire; je pétrirai une tourte de ton corps!
—Moi, je te donnerai tant de coups que tu pendras, les jambes en face du visage, comme une cornemuse vide!