—Debout, dit-elle, debout, hypocrite! Tu sais bien que je ne puis être ton bourreau.
—Veux-tu que je meure? poursuivit Floris. Tu es la maîtresse de ma vie... Oui, un seul mot de toi, et je me tue, cette nuit même!
—Laisse-moi, laisse-moi!... Va-t'en!
—Ah! dit Floris, votre pardon! Accordez-moi d'abord votre pardon!... Que mon repentir vous désarme!
—Ton repentir d'une heure, d'un instant!
—Non, mais le remords, qui, toute ma vie, lavera mon âme de larmes!
Elle demeurait sans répondre, farouche, le visage fixe.
—Mon offense a duré un moment, continua Floris. Et il y a des milliers de moments où je ne l'avais pas commise, et tu auras de longues années pour l'oublier... Et pourtant, je souhaiterais que le premier berceau où l'on m'a couché fût devenu ma tombe!
—Vous auriez été plus heureux! dit Josine. Et pour moi, oh! quelle différence! Ma paix, mon honneur, ma dot virginale, je les posséderais encore... Que Dieu me venge, à proportion de l'infamie de ton forfait!
—Tu ne peux être trop cruelle, dit Floris. Oh! aide-moi à détester mon crime!... Mon cœur se brise, en y songeant.