Page 49. — [H] Il dit, après Marengo, à ses lieutenants qui le félicitent, « Oui : j’ai conquis en moins de deux ans Le Caire, Milan, Paris. Eh bien ! si je mourais demain, je n’aurais pas une demi-page dans l’Histoire universelle. » Et, en 1804, à Rœderer : « Je n’ai pas encore assez fait pour être connu. » Et ailleurs : « Que dira l’Histoire ? Que pensera la postérité ? »
Page 50. — [I] « Les malheurs, disait-il à Sainte-Hélène, ont aussi leur héroïsme et leur gloire. L’adversité manquait à ma carrière. Si je fusse demeuré sur le trône, dans les nuages de ma toute-puissance, je serais devenu un problème pour bien des gens. Aujourd’hui, grâce au malheur, on pourra me juger à nu. »
Page 52. — [J] « Vouloir et faire était un pour lui. » (Bourrienne.)
Page 53. — [K] « L’homme, a-t-il encore dit, ne marque dans la vie qu’en dominant le caractère que lui a donné la nature, ou en s’en créant un par l’imagination et sachant le modifier suivant les obstacles qu’il rencontre. »
Page 55. — [L] « On ne jouit de soi-même que dans le danger. »
Page 61. — [M] « La cause principale de sa puissance, dit Gœthe dans ses Entretiens avec Eckermann, c’est que les hommes étaient sûrs, sous ses ordres, d’arriver à leur but. »
Page 68. — [N] « Bonaparte, qui ne croyait pas à la vertu des hommes, croyait à leur honneur. » (Bourrienne.)
Page 102. — [O] « Le 18 Brumaire a sauvé la France. » (La Fayette.)
Page 105. — [P] Il a « frappé à mort la République, et sauvé la Révolution. » (Albert Vandal.)
Page 109. — [Q] « Pour moi, disait Napoléon à propos des procédés de l’Angleterre, je n’ai jamais rien fait de tout cela, et jusqu’à la malheureuse affaire d’Espagne, qui du reste ne vient qu’après celle de Copenhague, je puis dire que ma moralité reste inattaquable. Mes transactions avaient pu être tranchantes, dictatoriales, mais jamais perfides. »