[ [60] Chasseneuz, même folio.

[ [61] Chasseneuz, folio 19.

[ [62] Ibid.

[ [63] Chasseneuz, ouvrage précité, folio 19.

[ [64] Theophili Raynaudi opera, t. XIV, De monitoriis ecclesiasticis, et timore excommunicationis, p. 482.

[ [65] Ce sont évidemment les mêmes insectes dévastateurs des récoltes que Chasseneuz, dans la consultation ci dessus analysée, nomme urebers.

[ [66] Somme décisoire de questions ecclésiastiques, par Jean Rochette, avocat et conseiller à la prevosté de Troyes, imprimée en 1610; in-8o. Saint-Foix (Essais sur Paris, t. I, p. 176, de l'édition de 1776) raconte aussi le même fait, mais avec moins de détails. Grosley, dans ses Ephémérides, édition donnée par Pâris Dubreil, Paris, 1811, t. I, p. 168, a rapporté le texte latin de cette sentence.

[ [67] Histoire générale du Dauphiné, Lyon, 1672, in-folio, t. II, p. 712.

[ [68] D. Martini Azpilcuetæ Navarri opera, t. II, consiliorum, lib. V, tit. De sententia excommunicationis, consiliorum, 52, no 7, édition de Venise, 1601, p. 190.

[ [69] Il est bon de remarquer que dès le seizième siècle, un moine espagnol de l'ordre de Saint-Benoît, Léonard Vair, dans son livre intitulé: De fascino libri tres, qu'il publia à Venise chez Alde, en 1459, avait critiqué très-vivement cet usage d'excommunier les animaux. Nous rapporterons le passage suivant d'après la traduction que Julien Boudon a faite de cet ouvrage, et qui a été imprimée à Paris, chez Nicolas Chesnau, en 1583: «Il y a abus, dit cet auteur, qui a cours en quelques endroicts, lequel mérite d'estre blâmé et supprimé. Car quand les villageois veulent chasser les sauterelles et autre dommageable vermine, ils choisissent un certain conjureur pour juge, devant lequel on constitue deux procureurs, l'un de la part du peuple et l'autre du costé de la vermine. Le procureur du peuple demande justice contre les sauterelles et chenilles, pour les chasser hors des champs; l'autre répond qu'il ne les faut point chasser. Enfin toutes cérémonies gardées, on donne sentence d'excommunication contre la vermine, si dans certain temps elle ne sort. Cette façon de faire est pleine de superstition et d'impiété; soit pour ce qu'on ne peut mener procès contre les animaux, qui n'ont aucune raison et comme ainsi soit qu'elles sont engendrées de la pourriture de la terre, elles sont sans aucun crime; soit pour ce qu'on pèche et blasphème griefvement quand on se moque de l'excommunication de l'Église, car de vouloir soubmettre les bestes brutes à l'excommunication, c'est tout de mesme que si quelqu'un voulait baptiser un chien ou une pierre.» (P. 315 et 316.) Perinde et enim est excommunicationi velle subjicere an si quis canem aut lapidem baptizaret. (P. 159 et 160 du texte latin.)