Ne trouvez-vous pas que cette série d'inventions légères et littéraires fait une exposition très-gaie? Quelle variété d'incidents et de détails! Quelle abondance de plaisanteries! Quelle originalité et quel mouvement! Que de métaphores et de parodies, jet étincelant et fin, que la traduction ne rend qu'à moitié. On comprend bien que tout cela eût séduit Racine et Boileau, et qu'ils aient essayé d'en faire passer quelque chose sur la scène française.

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Une invention encore plus originale et plus hardie, ce sont les Guêpes elles-mêmes, qui arrivent armées de leurs aiguillons, et portant des lanternes, car il ne fait pas jour encore. Les séances des tribunaux commençaient au lever du soleil. Les Guêpes, c'est-à-dire les juges, s'y rendent en hâte, ayant avec eux leurs enfants, dont quelques-uns les font endêver.

LE CHŒUR.

Hâtons-nous, camarades, avant que le jour ne paraisse! Éclairons bien le chemin avec nos lanternes, de crainte d'être surpris par quelque casse-cou.

UN ENFANT.

Voilà de la boue! Papa, papa, prends garde!

LE CHŒUR (c'est-à-dire, LE CORYPHÉE).

Ramasse un bouchon de paille et mouche la lampe.

L'ENFANT.