Au vers 728, le chœur manque.
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Il n'y a pas non plus de parabase dans la comédie de Plutus. Et toute la partie lyrique du chœur a été supprimée: on le voit par sept lacunes. Il n'en reste que la partie dialogique, c'est-à-dire celle où le chœur s'entretient avec les personnages de la pièce, et où le chœur, pour ainsi parler, n'est plus le chœur.
C'est que cette comédie, donnée pour la première fois en 409, cinq ans avant le décret, fut reprise vingt ans plus tard, avec les changements nécessaires. Il est probable qu'à la première représentation elle ne manquait point de parabase; lorsqu'elle fut reprise, la loi ne permettait plus qu'elle en eût.
Nous avons dit que cette pièce est le seul exemple qui nous soit parvenu de ce qu'on nomme la comédie moyenne, transition entre l'ancienne et la nouvelle.
Les personnalités y sont moins nombreuses et moins vives que dans aucun autre ouvrage d'Aristophane: encore peut-on croire qu'elles sont des restes de la première édition qui ont été remêlés dans la seconde, après la représentation amendée de celle-ci.
Le Plutus est la dernière pièce que le vieux poëte ait fait jouer lui-même; car, les deux autres qu'il composa encore ensuite, le Coccalos et l'Æolosicon, il les fit donner par son fils Araros.
La comédie moyenne, cependant, conserva non la parabase, mais les chœurs: seulement elle en ôta ce qu'il y avait de trop fantastique dans la forme, de trop satirique dans l'esprit.
La comédie nouvelle les perdit entièrement.
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