[91: Il est, vrai que, suivant ces auteurs, le suicide ne serait qu'une variété de l'homicide. L'absence de suicides dans les pays méridionaux ne serait donc qu'apparente, car elle serait compensée par un excédent d'homicides. Nous verrons plus loin ce qu'il faut penser de cette identification. Mais, dès maintenant, comment ne pas voir que cet argument se retourne contre ses auteurs? Si l'excès d'homicides qu'on observe dans les pays chauds compense le manque de suicides, comment cette même compensation ne s'établirait-elle pas aussi pendant la saison chaude? D'où vient que cette dernière est à la fois fertile en homicides de soi-même et en homicides d'autrui?]
[92: Op. cit., p. 148.]
[93: Nous laissons de côté les chiffres qui concernent la Suisse. Ils ne sont calculés que sur une seule année (1876) et, par conséquent, on n'en peut rien conclure. D'ailleurs la hausse d'octobre à novembre est bien faible. Les suicides passent de 83 pour mille à 90.]
[94: La longueur indiquée est celle du dernier jour du mois.]
[95: Cette uniformité nous dispense de compliquer le tableau XIII. Il n'est pas nécessaire de comparer les variations mensuelles de la journée et celles du suicide dans d'autres pays que la France, puisque les unes et les autres sont sensiblement les mêmes partout, pourvu qu'on ne compare pas des pays de latitudes trop différentes.]
[96: Ce terme désigne la partie du jour qui suit immédiatement le lever du soleil.]
[97: On a une autre preuve du rythme de repos et d'activité par lequel passe la vie sociale aux différents moments de la journée dans la manière dont les accidents varient selon les heures. Voici comment, d'après le bureau de statistique prussienne, ils se répartiraient:
/* +————————————-+—————————————————————+ | De 6 heures à midi | 1.011 accidents en moyenne par heure. | +————————————-+—————————————————————+ | De midi à 2 heures | 686 —- —- —- | +————————————-+—————————————————————+ | De 2 heures à 6 h. | 1.191 —- —- —- | +————————————-+—————————————————————+ | De 6 heures à 7 h. | 979 —- —- —- | +————————————-+—————————————————————+ */
]
[98: Il est remarquable que ce contraste entre la première et la seconde moitié de la semaine se retrouve dans le mois. Voici, en effet, d'après Brierre de Boismont, op. cit., p. 424, comment 4.595 suicidée parisiens se répartiraient: