[275: On voit par les considérations qui précèdent qu'il existe un type de suicide qui s'oppose au suicide anomique, comme le suicide égoïste et le suicide altruiste s'opposent entre eux. C'est celui qui résulte d'un excès de réglementation; celui que commettent les sujets dont l'avenir est impitoyablement muré, dont les passions sont violemment comprimées par une discipline oppressive. C'est le suicide des époux trop jeunes, de la femme mariée sans enfant. Pour être complet, nous devrions donc constituer un quatrième type de suicide. Mais il est de si peu d'importance aujourd'hui et, en dehors des cas que nous venons de citer, il est si difficile d'en trouver des exemples, qu'il nous paraît inutile de nous y arrêter. Cependant, il pourrait se faire qu'il eût un intérêt historique. N'est-ce pas à ce type que se rattachent les suicides d'esclaves que l'on dit être fréquents dans de certaines conditions (V. Corre, Le crime en pays créoles, p. 48), tous ceux, en un mot, qui peuvent être attribués aux intempérances du despotisme matériel ou moral? Pour rendre sensible ce caractère inéluctable et inflexible de la règle sur laquelle on ne peut rien, et par opposition à cette expression d'anomie que nous venons d'employer, on pourrait l'appeler le suicide fataliste.]

[276: Raphaël, Édit. Hachette, p. 6.]

[277: Hypochondrie et suicide, p. 316.]

[278: Brierre de Boismont, Du suicide, p. 198.]

[279: Ibid., p. 194.]

[280: On trouvera des exemples dans Brierre de Boismont, p. 494 et 506.]

[281: Leroy, op. cit., p. 241.]

[282: V. des cas dans Brierre de Boismont, p. 187-189.]

[283: De tranquillitate animi, II, sub fine. Cf. Lettre XXIV.]

[284: René, édition Vialat, Paris, 1849, p. 112.]