Témoignes-tu pour moi les moindres sentiments?

Je ne te parlais point de l'état déplorable

Où ta mort va laisser ta femme inconsolable;

Je croyais que l'amour t'en parlerait assez,

Et je ne voulais pas de sentiments forcés:

Mais cette amour si ferme et si bien méritée

Que tu m'avais promise, et que je t'ai portée,

Quand tu me veux quitter, quand tu me fais mourir,

Te peut-elle arracher une larme, un soupir?

Tu me quittes, ingrat, et le fais avec joie;